Je vous parlais lundi de L'étonnante disparition de mon cousin Salim, de l'écrivaine anglaise Siobhan Dowd, coup de cœur qui m'a donné envie de lire ses autres romans. Embarquons aujourd'hui pour l'Irlande du Nord en 1981, aux côtés de Fergus.
Fergus a 18 ans et prépare ses examens d'admission pour la faculté de médecine. L'ambiance à la maison n'est pas vraiment propice à l'étude, toute la famille est tracassée depuis l'arrestation de Joe, le grand frère de Fergus. Proche de l'IRA, il a démarré la grève de la faim qui a déjà couté la vie à plusieurs personnes.
Un jour, alors que Fergus et son oncle ont passé la frontière pour aller remplir des sacs de tourbe, ils découvrent un corps, le corps d'une jeune fille qui aurait des dizaines voir des centaines d'années. Considéré comme à l'origine de cette découverte, Fergus est alors associé aux recherches de l'archéologue et de sa fille qui sont venues identifier le corps.
Son côté innocent, sa gentillesse et son altruisme connu pourraient faire de lui un atout pour les révolutionnaires qui cherchent sans cesse de nouvelles recrues. Fergus devra faire attention à ne pas tomber dans un engrenage dont il n'est pas facile de sortir ...
J'ai retrouvé dans La Parole de Fergus tout ce que j'aime dans un roman : la petite histoire se mêle à la grande, les époques se superposent, les personnages sont vrais, attachants. Sans avoir jamais mis les pieds en Irlande, j'ai très vite eu l'impression d'y être. La pluie, le vent, les couleurs qui ressortent plus belles qu'ailleurs, les soirées au pub,... Et puis, d'un autre côté, les tensions entre Irlande et Angleterre, l'ombre de Thatcher qui plane, les bombes, la peur, ...
Je rejoins sans plus attendre le club des adorateurs de Siobhan Dowd, triste qu'elle soit partie trop tôt mais heureuse de savoir qu'il me reste tout de même deux autres romans à découvrir.
Cette lecture entre dans le cadre de mon challenge littérature jeunesse








